Le Mont Meager est un volcan potentiellement actif situé en Colombie‑Britannique (Canada), à environ 150 kilomètres au nord de Vancouver. Culminant à 2 680 mètres, son sommet et ses pentes supérieures sont largement couverts de neige et de glaciers. Il fait partie de la ceinture volcanique de Garibaldi, elle‑même rattachée à l’arc volcanique des Cascades dont l’extension septentrionale atteint cette région. Les matériaux volcaniques qui composent le massif comprennent principalement des laves d’affinité dacitique à rhyodacitique formées pendant le Pléistocène et l’Holocène; des accumulations de dépôts volcaniques et de coulées atteignent localement plus d’un kilomètre d’épaisseur.
Géologie et origine
Le Mont Meager appartient au Mount Meager massif, un complexe volcanique composé de plusieurs dômes et pics adjacents. Son volcanisme est lié à la subduction de la plaque Juan de Fuca sous la plaque nord‑américaine, processus responsable de l’activité magmatique dans la ceinture des Cascades. Les roches observées sont surtout des laves riches en silice (dacites et rhyodacites), ainsi que des dépôts pyroclastiques et des coulées de lave qui témoignent d’épisodes éruptifs explosifs et d’activités de construction de dômes.
Histoire éruptive
Le massif a connu plusieurs épisodes d’activité au cours de l’Holocène. La dernière éruption significative remonte à l’Holocène récent : des études géochronologiques et stratigraphiques indiquent une éruption majeure il y a environ 2 350 ans, qui a produit d’importants dépôts pyroclastiques et des coulées de débris. Depuis, l’activité magmatique directe semble avoir été réduite, mais des signes d’activité résiduelle — sources chaudes et altération hydrothermale — persistent dans la région.
Risques et aléas naturels
- Éruptions volcaniques : une réactivation éruptive resterait possible et pourrait générer des explosions, des dômes de lave, des coulées pyroclastiques et des émissions de cendres.
- Glissements de terrain et lahars : les pentes fortement glaciées et altérées du massif sont fragiles. Des effondrements rocheux et des glissements importants peuvent produire des flux de débris et des lahars susceptibles d’atteindre les vallées en contrebas.
- Impacts sur les infrastructures : bien que la région soit peu peuplée, les rivières et vallées drainant le massif peuvent affecter des axes routiers, des campements ou des installations en aval en cas de chute de blocs, de crues de débris ou d’inondations soudaines.
Surveillance et prévention
Les autorités canadiennes et provinciales surveillent l’activité volcanique et sismique dans la ceinture de Garibaldi par des réseaux sismiques et des études géologiques ponctuelles. La surveillance vise à détecter une éventuelle reprise d’activité (sismicité profonde, déformation du sol, émissions de gaz) et à évaluer les zones à risque pour l’aménagement et la sécurité publique.
Accessibilité et loisirs
Le massif du Mont Meager est isolé et difficile d’accès : on y accède essentiellement par hélicoptère, pistes forestières et randonnées exigeantes. Malgré ces contraintes, la région attire des alpinistes, skieurs hors‑piste expérimentés et géologues. Les pentes instables et la présence de glaciers rendent la progression dangereuse ; il est conseillé d’être bien préparé et d’informer les autorités locales avant toute expédition.
Le sommet a été connu autrefois sous le nom de Cathedral Mountain. Aujourd’hui, le Mont Meager reste un site important pour l’étude du volcanisme de la côte nord‑pacifique et pour la gestion des risques naturels associés aux volcans glaciaires.

