En 71 av. J.-C., une bande d'esclaves s'est échappée. Au début, un petit groupe d'environ 78 gladiateurs s'est échappé. Le groupe a grandi jusqu'à plus de 120 000 personnes. Hommes, femmes et enfants errent dans toute l'Italie et font des raids en toute impunité. Parmi leurs chefs figurait le célèbre gladiateur général Spartacus.
Les adultes valides de cette bande constituaient une force armée étonnamment efficace. Ils ont montré qu'ils pouvaient résister à l'armée romaine, des patrouilles locales campaniennes à la milice romaine, en passant par les légions romaines entraînées sous commandement consulaire. Plutarque a décrit les actions des esclaves comme une tentative des esclaves romains d'échapper à leurs maîtres et de fuir à travers la Gaule cisalpine, tandis qu'Appien et Florus ont décrit la révolte comme une guerre civile dans laquelle les esclaves ont mené une campagne pour s'emparer de la ville de Rome elle-même.
Le Sénat romain s'inquiète des succès militaires de cette bande et des dégâts qu'ils causent aux villes et aux campagnes romaines. Finalement, après plusieurs défaites, le Sénat a mis une armée de huit légions sous la direction sévère mais efficace de Marcus Licinius Crassus. La guerre prit fin en 71 avant J.-C. lorsque les armées de Spartacus, après de longs et âpres combats, battirent en retraite devant les légions de Crassus. Réalisant que les légions de Gnaeus Pompeius Magnus et de Marcus Terentius Varro Lucullus s'avançaient pour les piéger, elles se lancèrent de toutes leurs forces contre les légions de Crassus et furent totalement détruites.
La troisième guerre des Servies a eu une importance pour l'histoire de la Rome antique, principalement en raison de son impact sur les carrières de Pompée et de Crassus. Les deux généraux ont utilisé leur succès dans la lutte contre la rébellion pour faire avancer leur carrière politique, en utilisant leurs acclamations publiques et la menace implicite de leurs légions pour faire pencher les élections consulaires de 70 avant JC en leur faveur. Leurs actions en tant que consuls ont endommagé les institutions politiques romaines et ont conduit, après la mort de César, à des événements qui ont fait de la République romaine l'Empire romain.