Le "Coeur révélateur" commence dans les res médias, en plein milieu d'un événement. L'ouverture est une conversation en cours entre le narrateur et une autre personne qui n'est en aucune façon identifiée. On suppose que le narrateur se confesse à un gardien de prison, un juge, un journaliste, un médecin ou un psychiatre. Qui que ce soit, cela suscite chez le narrateur le besoin de s'expliquer en détail. Le premier mot de l'histoire, "Vrai !", est un aveu de sa culpabilité.
L'une des forces motrices de cette ouverture et de l'ensemble de l'histoire n'est pas l'insistance du narrateur sur son innocence mais sur sa santé mentale. Son désir de convaincre est cependant autodestructeur car il admet pleinement sa culpabilité. Son déni de la folie est basé sur ses actions systémiques et sa précision - une explication rationnelle du comportement irrationnel (meurtre). Cette rationalité est toutefois minée par son manque de motivation ("L'objet n'existait pas. La passion n'existait pas."). Malgré cela, cependant, il dit que l'idée de meurtre "me hantait jour et nuit". La scène finale de l'histoire, cependant, est le résultat des sentiments de culpabilité du narrateur. Comme beaucoup de personnages de la tradition gothique, ses nerfs lui dictent sa vraie nature. Malgré tous ses efforts pour se défendre, c'est la "trop grande acuité des sens" du narrateur, qui lui permet d'entendre le cœur battre dans les planches, qui convainc le lecteur qu'il est vraiment fou. Les lecteurs de l'époque de Poe auraient été particulièrement intéressés par la controverse sur la défense de la folie dans les années 1840.
Il n'est pas clair, cependant, si le narrateur a réellement des sens très aigus ou s'il ne fait qu'imaginer des choses. Si l'on croit que son état est vrai, ce qu'il entend à la fin de l'histoire n'est peut-être pas le cœur du vieil homme mais des coléoptères veilleurs de mort. Le narrateur admet avoir d'abord entendu des montres de la mort dans le mur après avoir tiré le vieil homme de son sommeil. Selon la superstition, les montres de la mort sont un signe de mort imminente. Une variété de coléoptères de la Death Watch racle sa tête contre des surfaces, probablement dans le cadre d'un rituel d'accouplement, tandis que d'autres émettent un tic-tac.
La relation entre le vieil homme et le narrateur est ambiguë, tout comme leurs noms, leurs occupations ou leur lieu de résidence. En fait, cette ambiguïté ajoute à l'histoire comme un contrepoint ironique à la stricte attention portée aux détails dans l'intrigue. Le narrateur peut être un serviteur du vieil homme ou, comme on le suppose plus souvent, son fils. Dans ce cas, l'œil "vautour" du vieil homme symbolise la surveillance parentale et peut-être les principes paternels du bien et du mal. Le meurtre de l'œil est donc une perte de conscience. L'œil peut également représenter le secret, jouant là encore sur l'absence ambiguë de détails sur l'homme ou le narrateur. Ce n'est que lorsque l'œil est finalement trouvé ouvert la dernière nuit, pénétrant le voile du secret, que le meurtre est perpétré.
L'ancien poète officiel Richard Wilbur a suggéré que le conte est une représentation allégorique du poème de Poe "To Science". Le poème montre la lutte entre l'imagination et la science. Dans "The Tell-Tale Heart", le vieil homme représente l'esprit scientifique rationnel tandis que le narrateur est l'imaginatif.