Ce dont Napoléon a besoin maintenant, c'est d'une période de temps pour s'organiser et organiser l'armée française. Les alliés sont pris complètement par surprise et leur seule chance de l'arrêter réside dans deux petites armées en Belgique : une armée britannique et néerlandaise commandée par le duc de Wellington et une armée prussienne (allemande) commandée par le maréchal Blücher.
Napoléon a décidé de faire un nouveau pari. Il réunit une armée et prépare une attaque surprise contre Wellington et Blucher, espérant les prendre au dépourvu. Son plan réussit dans un premier temps et il franchit la frontière belge avant que Wellington et Blucher ne puissent unir leurs forces.
Ligny et Quatre Bras
Sa première bataille a eu lieu à Ligny et, après une journée de combat acharné, il a vaincu l'armée prussienne, la forçant à battre en retraite. Pensant que Blucher allait se replier sur la Prusse, Napoléon tourna son attention vers Wellington. Il y avait déjà eu une petite bataille à Quatre Bras, alors que Wellington tentait de retarder l'avance française. Cela avait donné à Wellington suffisamment de temps pour préparer une position défensive complète de l'autre côté de la route menant à Bruxelles, près du village de Waterloo.
L'armée française a avancé vers eux et a installé son camp sur une crête faisant face à l'armée combinée britannique et néerlandaise (anglo-néerlandaise). De fortes pluies ont causé des retards et de la confusion et les deux armées se sont installées pour la nuit dans la boue en attendant l'aube et la bataille à venir.
L'armée de Napoléon a affronté l'armée anglo-néerlandaise du duc de Wellington près de Waterloo le 18 juin 1815. Les troupes de Wellington étaient déployées derrière une crête basse, les protégeant partiellement de l'artillerie de masse française.
Phase 1 - L'attaque de Hougoumont
Vers 11 heures, Napoléon ordonne à ses canons d'ouvrir le feu. L'infanterie française commence une attaque contre le château de Hougoumont, défendu par les Foot Guards britanniques. Cette attaque avait pour but d'éloigner les réserves de Wellington du centre, où l'attaque principale de Napoléon allait tomber. Selon les archives, Hougoumont était considéré comme une clé essentielle pour gagner la bataille de Waterloo.
Phase 2 - Les attaques de l'infanterie française
A 13h30, Napoléon lance une attaque d'infanterie contre le centre de Wellington. Les hommes de la Légion royale allemande défendent résolument la ferme de La Haye Sainte. Cela perturbe l'attaque française. L'artillerie et la mousqueterie britanniques parviennent à contenir l'assaut français et les brigades de cavalerie lourde de la Maison royale et de l'Union britannique chargent après les Français hésitants. Enthousiasmée par leur succès, la cavalerie britannique poursuivit son ennemi trop loin et subit à son tour de terribles pertes aux mains des lanciers et de la cavalerie légère français.
Phase 3 - Les attaques de la cavalerie française
À 15 heures, l'armée anglo-néerlandaise semblait se retirer après le bombardement intensif qu'elle avait reçu toute la journée. Le général de Napoléon, le maréchal Ney, a donc mené une attaque massive de la cavalerie française contre le centre de Wellington. Cependant, l'infanterie britannique n'avait fait que reculer pour se regrouper et soigner les blessés, et elle a pu former des carrés pour se défendre contre l'attaque de la cavalerie. Les Français subirent de terribles pertes alors qu'ils encerclaient ces formations de fantassins imprenables.
La situation se détériore encore plus pour Napoléon lorsque les troupes prussiennes de Blucher lancent une attaque à Plancenoit sur ses arrières à 16h30.
Phase 4 - Les Prussiens commencent à augmenter la pression
En début de soirée, l'attaque française à Hougoumont, destinée à faire diversion, a maintenant l'effet inverse. Les Français engagent de plus en plus de troupes dans les combats acharnés autour du château, qui n'est tenu que par une petite force de gardes britanniques. Des réserves françaises supplémentaires sont envoyées pour faire face à la menace prussienne à l'arrière de l'armée de Napoléon à Plancenoit. Cependant, les Français avaient enfin réussi à s'emparer de la ferme de La Haye Sainte, située à quelques kilomètres seulement du centre de Wellington.
Phase 5 - L'attaque de la garde impériale
Vers 19h30, Napoléon engage ses dernières réserves dans un ultime effort pour obtenir la victoire. Alors que les Prussiens arrivent pour soutenir le flanc de Wellington, les vétérans de la Garde impériale française avancent pour "finir le travail". L'infanterie britannique, épuisée par la canonnade continue qu'elle avait reçue toute la journée, se leva à leur rencontre. La mousqueterie de la brigade de la Garde britannique vainquit les meilleures troupes de Napoléon. Ils s'enfuirent, et toute l'armée française se joignit à eux pour battre en retraite. Wellington ordonna à toute sa ligne d'avancer et les Français furent chassés du champ de bataille.