La symphonie est un exemple de musique à programme car elle décrit quelque chose d'autre que la musique. Dans ce cas, elle décrit une histoire. C'est ce que le compositeur a écrit :
Premier mouvement : Un jeune artiste est profondément amoureux d'une fille qui ne l'aime pas. Il se sent si désespérément triste qu'il tente de s'empoisonner avec de l'opium. Il n'en a pas pris assez pour le tuer. Cela l'a fait tomber dans un profond sommeil. Dans ce sommeil, il imaginait toutes sortes de choses. Sa bien-aimée est venue à lui dans un rêve. Elle se transforme en un thème musical (l'idée fixe) qu'il ne peut tout simplement pas oublier. Il imagine son amour et ses tendres sentiments pour elle.
Deuxième mouvement : Il la rencontre à un bal. Tout le monde danse. Il retrouve sa bien-aimée parmi la foule.
Troisième mouvement : Dans la campagne, il entend deux bergers qui s'appellent à la cornemuse. Les arbres se balancent doucement dans le vent. Le jeune artiste commence à se sentir plus heureux. Puis il revoit sa bien-aimée. Il commence à craindre qu'elle ne veuille plus de lui. La musique des bergers reprend, mais ce n'est qu'un des bergers qui joue. Le soleil se couche. Au loin, on entend un orage.
Le quatrième mouvement : Il rêve qu'il a tué sa bien-aimée dans un accès de colère. Il est maintenant emmené sur l'échafaudage où il se fera couper la tête. Une marche est jouée alors qu'il est emmené. Pendant un instant, il repense à sa bien-aimée, puis la hache tombe et il est exécuté.
Le cinquième mouvement : L'artiste est au Sabbat des sorcières. Il y a beaucoup de fantômes et de monstres autour de lui qui sont venus le voir se faire enterrer. Sa bien-aimée est entendue, mais son air est maintenant horrible. Elle est venue pour le sabbat. Elle se joint aux sorcières et elles dansent en écoutant la musique des funérailles.
Le premier mouvement : Rêveries - Passions (Daydreams - Passions)
Le premier mouvement a une introduction lente. L'air entendu aux violons est déjà presque comme l'idée fixe. L'idée fixe est entendue dans sa forme complète lorsque la musique passe dans la section rapide. Elle est jouée par les violons et la flûte solo. Le rythme que les instruments à cordes inférieures jouent en dessous est très agité. La forme du mouvement ne ressemble pas beaucoup à la forme sonate traditionnelle. Berlioz s'intéresse davantage à l'idée fixe qui continue à hanter le jeune artiste tout au long du mouvement.
Le deuxième mouvement : Un bal (A ball)
Le bal (c'est-à-dire une fête avec danse) est représenté dans la musique par une valse animée. Les deux harpes lui donnent un son très gracieux. Deux fois, la valse est interrompue par l'idée fixe.
Le troisième mouvement : Scène aux champs (Scene in the country)
Les deux bergers qui jouent l'un pour l'autre sont représentés par un cor anglais (assis dans l'orchestre) et un hautbois qui est joué hors scène pour que cela sonne lointain. Ensuite, le thème principal de la campagne douce est entendu à la flûte solo et aux violons. L'idée fixe revient au milieu du mouvement. Le son du tonnerre lointain à la fin du mouvement est joué par quatre timbales.
Le quatrième mouvement : Marche au supplice
Le mouvement commence par le grondement des timbales et des cors qui lancent le thème de la marche. Puis les violoncelles et les contrebasses commencent la marche dans sa forme complète, bientôt reprise par les violons. Juste avant son exécution, l'idée est brièvement répétée sur une clarinette solo, puis la hache tombe (un accord fort) et sa tête tombe dans le panier (une note pincée est passée des violons, aux altos, violoncelles puis contrebasses).
Le cinquième mouvement : Songe d'une nuit de sabbat
L'idée fixe est maintenant devenue un "air de danse vulgaire", elle est jouée à la clarinette en mi bémol. Il y a beaucoup d'effets, dont le col legno fantomatique joué dans les cordes, le bouillonnement de la marmite des sorcières joué par les instruments à vent. Lorsque la danse atteint son point culminant, nous entendons la mélodie du Dies Irae (Jour du jugement) ainsi que la Ronde du Sabbat (Ronde du sabbat) qui est une fugue sauvage.