Considérons une surface S sur laquelle un champ scalaire f est défini. Si l'on considère que S est constituée d'un matériau quelconque, et que pour chaque x dans S le nombre f(x) est la densité du matériau à x, alors l'intégrale de surface de f sur S est la masse par unité d'épaisseur de S. (Ceci n'est vrai que si la surface est une coquille infiniment mince.) Une approche du calcul de l'intégrale de surface consiste à diviser la surface en plusieurs très petits morceaux, à supposer que sur chaque morceau la densité est approximativement constante, à trouver la masse par unité d'épaisseur de chaque morceau en multipliant la densité du morceau par sa surface, puis à additionner les nombres résultants pour trouver la masse totale par unité d'épaisseur de S.
Pour trouver une formule explicite pour l'intégrale de surface, les mathématiciens paramètrent S en considérant sur S un système de coordonnées curvilignes, comme la latitude et la longitude sur une sphère. Soit une telle paramétrisation x(s, t), où (s, t) varie dans une certaine région T du plan. Ensuite, l'intégrale de surface est donnée par
∫ S f d S = ∬ T f ( x ( s , t ) ) | ∂ x ∂ s × ∂ x ∂ t | d s d t {\displaystyle \int _{S}f\,dS=\iint _{T}f(\mathbf {x} (s,t))\left|{\partial \mathbf {x} \over \partial s}\times {\partial \mathbf {x} \over \partial t}\right|ds\,dt}
où l'expression entre les barres à droite est la grandeur du produit croisé des dérivées partielles de x(s, t).
Par exemple, pour trouver la surface d'une forme fonctionnelle générale, disons z = f ( x , y )
nous avons
A = ∫ S d S = ∬ T ‖ ∂ r ∂ x × ∂ r ∂ y ‖ d x d y {\displaystyle A=\int _{S}\,dS=\iint _{T}\left\|{\partial \mathbf {r} \over \partial x}\times {\partial \mathbf {r} \over \partial y}\right\|dx\,dy}
où r = ( x , y , z ) = ( x , y , f ( x , y ) {\displaystyle \mathbf {r} =(x,y,z)=(x,y,f(x,y))}
. De sorte que ∂ r ∂ x = ( 1 , 0 , f x ( x , y ) ) style d'affichage \over \partial x}=(1,0,f_{x}(x,y))}
, and ∂ r ∂ y = ( 0 , 1 , f y ( x , y ) ) style d'affichage \over \partial y}=(0,1,f_{y}(x,y))}
. Donc,
A = ∬ T ‖ ( 1 , 0 , ∂ f ∂ x ) × ( 0 , 1 , ∂ f ∂ y ) ‖ d x d y = ∬ T ‖ ( - ∂ f ∂ x , - ∂ f ∂ y , 1 ) ‖ d x d y = ∬ T ( ∂ f ∂ x ) 2 + ( ∂ f ∂ y ) 2 + 1 d x d y {\displaystyle {\begin{aligned}A&.{}=\iint _{T}\left\|\left(1,0,{\partial f \over \partial x}\right)\times \left(0,1,{\partial f \over \partial y}\right)\|dx\,dy\&{}=\iint _{T}\left\|\left(-{\partial f \over \partial x},-{\partial f \over \partial y},1\right)\|dx\,dy\&{}=\iint _{T}{\sqrt {\left({\partial f \over \partial x}\right)^{2}+\left({\partial f \over \partial y}\right)^{2}+1}}\,\,dx\,dy\end{aligned}}}
qui est la formule utilisée pour la surface d'une forme fonctionnelle générale. On peut reconnaître le vecteur de la deuxième ligne ci-dessus comme étant le vecteur normal à la surface.
Notez qu'en raison de la présence du produit croisé, les formules ci-dessus ne fonctionnent que pour les surfaces encastrées dans l'espace tridimensionnel.