Le déplacement latéral est un type de locomotion propre à certains serpents. Ils l'utilisent pour se déplacer sur des terrains meubles ou glissants comme le sable ou la boue. Il est souvent utilisé par la vipère saharienne à cornes, Cerastes cerastes, et le serpent à sonnettes latéral, Crotalus cerastes, pour se déplacer sur les sables meubles du désert. Il est également utilisé par certains serpents d'Asie du Sud-Est pour se déplacer dans les vasières à marée. D'autres serpents peuvent être amenés à se déplacer sur des surfaces artificielles lisses, avec plus ou moins de succès. Le vent latéral n'est pas la seule façon dont les serpents peuvent se déplacer sur le sable.
L'enroulement latéral se fait en soulevant simplement tous les segments ayant la même pente du sol. Dans le mouvement, le corps du serpent est toujours en contact statique (par opposition au glissement) avec le sol. La tête semble être "projetée" vers l'avant, et le corps suit, étant soulevé de la position précédente et déplacé vers l'avant pour se coucher sur le sol devant l'endroit où il se trouvait à l'origine. Pendant ce temps, la tête est à nouveau projetée vers l'avant. De cette façon, le serpent progresse lentement en angle, laissant une série de traces en forme de J, pour la plupart droites. Comme le corps du serpent est en contact statique avec le sol, on peut voir les empreintes des écailles du ventre dans les traces, et chaque trace est presque exactement aussi longue que le serpent.
Ci-dessous, un dessin animé rudimentaire montrant le vent latéral en action. Les zones marron clair sont les traces laissées derrière, et montrent où le corps du serpent a touché le sol.

Ce mode de locomotion permet de surmonter la nature glissante du sable ou de la boue en ne poussant que des parties statiques du corps. La nature statique des points de contact peut être illustrée par les traces d'un serpent à ventre, qui montrent l'empreinte de chaque écaille de ventre, sans aucune trace. Ce mode de locomotion a un coût calorique très faible, inférieur à ⅓ du coût pour un lézard ou un serpent de se déplacer sur la même distance. Contrairement à la croyance populaire, il n'y a aucune preuve que le déplacement latéral soit associé à la chaleur du sable.


