| “ | Le vendredi 16 était une journée.... assez chaude. Nous terminions notre travail, quand un homme à l'allure étrange, un homme qui nous a surpris parce qu'il semblait ne pas avoir peur...., est entré dans le village. Nous l'avons arrêté. ... Il nous a parlé en anglais, et il était amical. Il nous a dit qu'il avait appris un peu d'anglais parmi les Anglais qui venaient pêcher à l'île de Monhegan, et il nous a donné leurs noms. C'était un homme qui parlait librement et ouvertement. Nous l'avons interrogé sur beaucoup de choses. Il a été le premier Indien que nous avons rencontré. Il a dit qu'il était de Morattiggon et qu'il avait passé 8 mois dans cette région. Il nous a parlé de chaque région, de leurs chefs et du nombre d'hommes. Le vent devant se lever un peu, nous avons mis un manteau autour de lui, car il portait très peu de vêtements. Il avait un arc et deux flèches. C'était un grand homme droit, les cheveux de sa tête étaient noirs et très longs, mais il n'avait pas du tout de cheveux sur le visage ; il demanda à boire et nous lui donnâmes de l'eau forte et des biscuits, du beurre, du fromage, du pudding et un morceau de colvert (canard), tout ce qu'il aimait bien. Il a dit qu'il avait aussi mangé cette nourriture auparavant avec les Anglais qui étaient venus avant lui de là d'où il venait. Il nous a dit que l'endroit où nous vivons maintenant était connu sous le nom de Patuxet par les Indiens. Il y a quatre ans, tous les Indiens qui y vivaient sont morts d'une maladie et il n'en reste plus aucun. Ils ne peuvent donc pas nous faire de mal, ou dire que la terre où nous vivons maintenant leur appartient. Nous avons passé tout l'après-midi à parler avec lui ; nous pensions qu'il partirait cette nuit-là, mais il n'est pas parti. Puis nous avons pensé à le porter à bord du navire, et il avait l'intention de partir, mais le vent était fort et l'eau pas assez profonde pour qu'il ne puisse pas revenir ce jour-là. Nous l'avons hébergé cette nuit-là chez Stephen Hopkins, et nous l'avons surveillé. Le lendemain, il est retourné chez les Massasoits, la tribu d'Indiens où il vivait. Avant de partir, Samoset nous a dit que sa tribu habitée était notre plus proche voisine. Samoset nous a dit qu'il y avait soixante Indiens dans la tribu. Il nous a également parlé d'une autre tribu, les Nausets, qui se trouvaient au sud-est de la colonie de Plymouth et qui comptaient cent hommes. Il nous a averti que ce groupe d'Indiens était très en colère contre les Européens, et qu'il y a environ 8 mois, il a tué trois Anglais, et deux autres se sont échappés à Monchiggon. Samoset a dit qu'il s'agissait de Sir Ferdinando Gorges et de ses hommes. Il a été très surpris par les outils que les Européens avaient apportés avec eux et a dit qu'il retournerait dans les bois où ils se trouvaient et nous les apporterait. Il a également dit que certains Indiens s'étaient fait jouer un tour cruel par les Européens. Ils avaient pris vingt Indiens, les avaient emmenés et les avaient vendus comme esclaves. Samedi matin, nous avons dit au revoir à Samoset et lui avons donné un couteau, un bracelet et une bague. Il a promis de revenir dans une nuit ou deux et d'emmener avec lui des Massasoit, nos voisins, avec les peaux de castors qu'ils pouvaient porter. | ” |