Une critique du mouvement moderne est qu'il ne valorise pas la tradition, et qu'il va vers le changement pour le changement. Ce que les modernistes veulent le plus, c'est la liberté d'expression ou, peut-être, la liberté d'expérimentation. C'est pourquoi de nombreux tableaux modernes évitent de faire des copies visuelles de choses réelles. Dans la littérature moderniste, un auteur peut laisser de côté l'intrigue, la narration ou la caractérisation dans les livres.
Ces expériences n'étaient pas aléatoires. Elles s'inspiraient des idées de leur époque : les médias, la science et la technologie, le marxisme, la psychologie freudienne, etc. Il y avait une recherche générale de nouveaux matériaux, de nouvelles méthodes et de nouvelles idées. Il y avait souvent un rejet de l'élitisme, et un amour du populisme et de la culture populaire.
Une autre critique portait sur le lien entre le modernisme et le socialisme. Il est certain que de nombreux modernistes étaient également des socialistes. Dans les premiers temps du socialisme, il semblait offrir l'espoir d'un nouvel avenir sans le bagage du passé. Cela explique aussi leur rejet de la tradition.