L'abstraction en philosophie est le processus (ou, pour certains, le processus présumé) de formation du concept qui consiste à reconnaître un ensemble de caractéristiques communes aux individus et, sur cette base, à former un concept de cette caractéristique. La notion d'abstraction est importante pour comprendre certaines controverses philosophiques autour de l'empirisme et du problème des universels. Elle est également devenue récemment populaire dans la logique formelle sous l'abstraction de prédicats. Un autre outil philosophique pour discuter de l'abstraction est l'espace de pensée.
Statut ontologique
La façon dont les objets physiques, comme les roches et les arbres, ont un être différent de la façon dont les propriétés des concepts abstraits ou des relations ont un être. Par exemple, la manière dont les individus concrets et particuliers représentés dans le graphique 1 existent diffère de la manière dont les concepts illustrés dans le graphique 1 existent. Cette différence explique l'utilité ontologique du mot "abstrait". Ce mot s'applique aux propriétés et aux relations pour marquer le fait que, si elles existent, elles n'existent pas dans l'espace ou le temps, mais que des exemples de ces propriétés peuvent exister, potentiellement dans de nombreux lieux et temps différents.
Certaines philosophies qualifient les trophées (exemples de propriétés) de détails abstraits, ce qui peut prêter à confusion. Par exemple, la rougeur particulière d'une pomme particulière est un détail abstrait. Semblable à la qualia et au sumbebekos.
En linguistique
Si un concept abstrait, tel que "société" ou "technologie", est traité comme s'il s'agissait d'un objet concret, c'est une erreur. En linguistique, il peut arriver que des concepts abstraits soient utilisés comme s'ils étaient des noms qui signifient des objets concrets :
1805 : Horatio Nelson (Bataille de Trafalgar) - "L'Angleterre attend de chaque homme qu'il fasse son devoir"
C'est ce qu'on appelle la métonymie. Elle peut brouiller la distinction entre les choses abstraites et concrètes.
Compression
Une abstraction peut être considérée comme un processus de mise en correspondance de plusieurs éléments différents de données constitutives avec un seul élément de données abstraites basé sur les similitudes des données constitutives, par exemple de nombreux chats physiques différents correspondent à l'abstraction "CAT". Ce schéma conceptuel met l'accent sur l'égalité inhérente des données constitutives et des données abstraites, évitant ainsi les problèmes découlant de la distinction entre "abstrait" et "concret". En ce sens, le processus d'abstraction implique l'identification des similitudes entre les objets et le processus d'association de ces objets à une abstraction (qui est elle-même un objet).
Par exemple, l'image 1 ci-dessus illustre la relation concrète "Le chat s'assoit sur le tapis".
Des chaînes d'abstractions peuvent donc être construites en passant des impulsions neurales provenant de la perception sensorielle à des abstractions de base telles que la couleur ou la forme, à des abstractions expérientielles telles qu'un chat spécifique, à des abstractions sémantiques telles que l'"idée" d'un chat, à des classes d'objets telles que les "mammifères" et même à des catégories telles que l'"objet" par opposition à l'"action".
Par exemple, le graphique 1 ci-dessus exprime l'abstraction "l'agent est assis sur place".
Ce schéma conceptuel n'implique aucune taxonomie hiérarchique spécifique (comme celle mentionnée concernant les chats et les mammifères), mais seulement une exclusion progressive des détails.