Psychologie anormale : définition, critères, causes et traitements

Psychologie anormale : définition, critères, causes et traitements — Comprenez les troubles mentaux, symptômes, facteurs et thérapies pour mieux accompagner et soigner.

Auteur: Leandro Alegsa

La psychologie anormale fait partie de la psychologie et se consacre à l'étude des comportements, pensées et émotions qui s'écartent des normes attendues et qui peuvent nuire au bien‑être d'une personne. Les personnes qui étudient la psychologie anormale sont des psychologues, souvent formés à la recherche et à la pratique clinique, et qui utilisent la méthode scientifique pour décrire, expliquer, diagnostiquer et traiter ces difficultés. Les frontières entre « normal » et « anormal » varient selon les cultures, les époques et les contextes : un comportement considéré comme acceptable dans une société peut être perçu comme étrange ou pathologique dans une autre, et ce qui était pathologisé hier peut être normalisé aujourd'hui.

Qu'entend‑on par « anormal » ? Les critères couramment utilisés

Il n'existe pas de définition unique et universelle de l'anormalité, mais les cliniciens et chercheurs s'appuient habituellement sur plusieurs critères complémentaires pour déterminer si un comportement relève d'une difficulté psychologique :

  • Déviance : le comportement s'écarte des normes sociales et culturelles attendues.
  • Souffrance (distress) : la personne ressent de la détresse, de l'angoisse ou de la tristesse liées à ses pensées, émotions ou comportements.
  • Dysfonctionnement : altération du fonctionnement dans la vie quotidienne (travail, relations, soins personnels).
  • Danger : comportement mettant en péril la personne ou autrui (ex. conduite suicidaire, violence).
  • Durée et intensité : les symptômes sont persistants, intenses ou récurrents et ne résultent pas d'une situation transitoire normale.

Ces critères sont appliqués en tenant compte du contexte : un comportement peut être adapté dans une situation particulière et pathologique dans une autre.

Évaluation et diagnostic

L'évaluation repose sur :

  • l'entretien clinique (anamnése, histoire de vie et symptômes) ;
  • tests psychométriques et questionnaires standardisés ;
  • observations comportementales ;
  • parfois des examens médicaux ou neurologiques pour exclure des causes biologiques.

Les classifications internationales comme le DSM‑5 ou la CIM‑11 fournissent des critères diagnostiques utilisés par les professionnels, mais leur application nécessite prudence et sensibilité culturelle pour éviter de sur‑ou sous‑diagnostiquer.

Causes et modèles explicatifs

La plupart des troubles mentaux s'expliquent aujourd'hui par un modèle multifactoriel (bio‑psycho‑social) qui combine :

  • Facteurs biologiques : prédispositions génétiques, déséquilibres neurochimiques, anomalies cérébrales, effets de maladies, médicaments ou substances.
  • Facteurs psychologiques : styles cognitifs (pensées négatives, distorsions), apprentissages (conditionnement), traumatisme, attachement précoce.
  • Facteurs sociaux et environnementaux : stress (professionnel, familial), pauvreté, isolement, discrimination culturelle.

Selon le trouble, l'influence relative de ces facteurs varie : par exemple, la dépression résulte souvent d'interactions entre vulnérabilité biologique et événements de vie stressants, tandis que certains troubles neurodéveloppementaux ont une forte composante génétique.

Principales approches de traitement

Le traitement est adapté au trouble, à sa sévérité et aux besoins de la personne. Les principales modalités incluent :

  • Psychothérapies :
    • Thérapies cognitivo‑comportementales (TCC) : efficaces pour anxiété, dépression, phobies, troubles obsessionnels, etc.
    • Thérapies d'exposition : pour phobies, stress post‑traumatique.
    • Thérapies psychodynamiques : mettent l'accent sur l'inconscient et les relations précoces.
    • Thérapies humanistes : centrées sur la personne et l'autonomie (ex. thérapie centrée sur la personne).
    • Thérapies familiales et de couple : utiles quand les difficultés s'inscrivent dans un contexte relationnel.
  • Médicaments : antidépresseurs, anxiolytiques, antipsychotiques, thymorégulateurs, prescrits par un médecin selon les indications. Ils sont souvent plus efficaces en combinaison avec une psychothérapie.
  • Prise en charge intégrée : réhabilitation psychosociale, éducation thérapeutique, soutien à l'emploi, groupes de parole et pairs aidants.
  • Interventions en urgence : hospitalisation, interventions de crise ou soins intensifs lorsque la sécurité est compromise.

Le choix du traitement respecte le consentement éclairé, la culture et les préférences de la personne. L'efficacité varie selon le trouble et la qualité de l'alliance thérapeutique.

Prévention, promotion de la santé mentale et lutte contre la stigmatisation

La prévention inclut la promotion du bien‑être psychologique, la détection précoce des symptômes, l'intervention auprès des familles et la réduction des facteurs de risque (isolement, violence, pauvreté). La lutte contre la stigmatisation est essentielle : éduquer le public, favoriser l'accès aux soins et écouter les personnes concernées améliore le pronostic et la qualité de vie.

Points importants à retenir

  • La psychologie anormale vise à comprendre et à aider les personnes dont le comportement ou l'expérience interne cause souffrance ou altère le fonctionnement.
  • Les jugements d'anormalité dépendent du contexte culturel et historique ; l'évaluation doit être nuancée.
  • Les causes sont généralement multifactorielles (biologiques, psychologiques, sociales) et les traitements combinent souvent psychothérapie, interventions sociales et médicaments.
  • Si vous ou un proche éprouvez une souffrance importante ou un risque pour la sécurité, il est recommandé de consulter un professionnel de santé mentale ou de contacter les services d'urgence locaux.

Histoire

Les traditions surnaturelles

Une croyance surnaturelle est une croyance en une force qui dépasse la compréhension scientifique. Il existe de nombreuses cultures qui croient aux événements surnaturels. Ces cultures comprennent les cultures religieuses, ainsi que les anciens Chinois, les anciens Égyptiens, les Hébreux et les anciens Grecs. Ces cultures ont des écrits qui disent qu'un comportement anormal sous la forme d'événements surnaturels a créé des démons ou des dieux qui prendraient le contrôle d'une personne et agiraient par l'intermédiaire de ces personnes. C'est ce qu'on appelait la possession. Dans l'Église catholique romaine, des exorcismes étaient pratiqués pour faire sortir ces démons du corps des individus qu'ils possédaient. L'exorcisme comprenait des prières, des bruits et des potions. p. 11 On disait souvent aux personnes ayant un comportement anormal qu'elles étaient possédées.

Dans certaines cultures, la trépanation était souvent utilisée. Il s'agissait de faire un trou dans la tête de quelqu'un pour libérer le "mauvais esprit".

Asiles

Les "asiles de fous" étaient des bâtiments qui accueillaient des patients ayant un comportement anormal. Ils sont devenus populaires en Europe avec la loi sur les maisons de fous de 1774, bien qu'ils existaient déjà avant cette loi. Les asiles étaient destinés à s'occuper des personnes qui ne pouvaient pas prendre soin d'elles-mêmes. Mais ils étaient connus pour être cruels et abusifs envers leurs patients. Les bâtiments étaient souvent sales et mal entretenus.

À la fin du XVIIIe siècle, William Tuke a fait une retraite religieuse pour les patients. C'était un détournement des horreurs des asiles psychiatriques. p. 14 Par ailleurs, à la fin des années 1700, Philippe Pinel a commencé à encourager un meilleur traitement des fous mentaux.

Aujourd'hui, l'asile d'aliénés du XVIIIe siècle n'existe plus. La plupart des asiles ont été fermés à la fin des années 1900 en raison de l'invention des médicaments antipsychotiques. Aujourd'hui, il existe des hôpitaux psychiatriques pour les personnes souffrant de maladies mentales. Parmi eux, l'hôpital Broadmoor, qui accueille certains des criminels les plus dangereux de Grande-Bretagne souffrant de maladies mentales.

Les asiles en Amérique

Dans les années 1800, Dorothea Dix s'est battue contre le mauvais traitement des patients dans les asiles psychiatriques. Elle a créé un groupe d'"hygiène mentale" pour encourager les politiciens à modifier le traitement des malades mentaux aux États-Unis. Lorsque les gens ont pris conscience des méfaits des asiles psychiatriques, des fonds ont été collectés pour améliorer le traitement des patients et des asiles. On pense que Dix a contribué à la création de 32 hôpitaux psychiatriques. En 1940, il y avait plus de 400 000 patients vivant dans des asiles psychiatriques.

La plupart des traitements étaient encore cruels pour les patients et n'étaient pas efficaces. Les asiles devenaient rapidement surpeuplés. Mary Jane Ward a écrit un livre en 1946 intitulé "The Snake Pit" qui a sensibilisé les gens au traitement inhumain des malades mentaux.

L'Institut national de la santé mentale a été créé la même année. L'organisation a fourni une formation et un soutien aux patients mentaux et aux travailleurs qui les soignaient. La loi Hill-Burton a été adoptée pour donner de l'argent aux hôpitaux de santé mentale.

Plus tard, la loi sur les services de santé communautaires de 1963 a été adoptée. Cette loi a créé des bâtiments de soins ambulatoires pour que les patients puissent vivre chez eux plutôt qu'à l'hôpital. Des centres de réadaptation et de soins communautaires ont également été construits en vertu de cette loi. p. 14

Désinstitutionnalisation

À la fin des années 1900, les asiles psychiatriques étaient moins bien acceptés. Le traitement cruel des patients, la surpopulation et les modes de vie étaient considérés comme inutiles. On donnait moins d'argent aux asiles. Tant d'entre eux ont fermé partout dans le monde. La fermeture des hôpitaux psychiatriques a été connue sous le nom de désinstitutionnalisation. Le passage de l'asile à la communauté avait pour but d'aider les patients à se développer et à se rétablir. L'absence de bons programmes de soutien a fait que les patients se sont sentis abandonnés et ont eu du mal à s'intégrer dans la vie normale. C'est ainsi que de nombreux patients sont devenus des sans-abri. p. 16

Expliquer les comportements anormaux

Dans le passé, il y avait trois façons d'expliquer un comportement anormal. Il s'agissait d'explications surnaturelles, biologiques et psychologiques. La médecine occidentale n'utilise plus d'explications surnaturelles. Nous utilisons plutôt des explications biologiques et psychologiques. Les explications biologiques font appel à la génétique et aux neurosciences pour expliquer les comportements anormaux. L'explication biologique est basée sur le fonctionnement du cerveau et sur la façon dont les gènes modifient son fonctionnement. Les explications psychologiques utilisent le fonctionnement de l'esprit pour expliquer les comportements anormaux.

Explications surnaturelles

Les premières cultures croyaient que les comportements anormaux étaient dus aux démons, aux esprits et à l'astrologie. La trépanation était le fait de percer un trou dans la tête d'une personne. On le faisait pour faire sortir les esprits ou les démons de la tête de la personne.

L'exorcisme était principalement pratiqué par l'Église catholique. L'exorcisme était censé éloigner les esprits de la personne qu'ils possédaient.

Ces pratiques étaient normales au Moyen Âge. C'est alors que les comportements anormaux étaient considérés comme une question religieuse plutôt que psychologique. Certains comportements anormaux étaient considérés comme de la sorcellerie. Les personnes accusées de sorcellerie étaient presque toujours punies pour ces actes. Dans de nombreux cas, la punition était le meurtre.

Explications biologiques

L'approche biologique pour expliquer un comportement anormal suppose que le comportement peut être expliqué par des facteurs physiques. Hippocrate était un homme qui a vécu au 5e siècle et est considéré par beaucoup comme le père de la médecine moderne. Il n'acceptait pas que les mauvais esprits ou l'astronomie soient les causes de troubles psychologiques. Hippocrate croyait qu'il y avait des causes naturelles à ces troubles et que des traitements appropriés pouvaient être trouvés. Il s'est concentré sur les "quatre humeurs" du cerveau. Il pense que les quatre humeurs doivent être équilibrées pour que les états mentaux soient sains et que lorsqu'un humour est plus fort, divers troubles apparaissent. Pour équilibrer les humeurs, Hippocrate disait aux patients de changer leur mode de vie. p. 11 Il y a maintenant de nouvelles idées lorsqu'on parle des explications biologiques des troubles psychologiques. Mais l'accent mis par Hippocrate sur les processus mentaux et la pratique clinique était un concept révolutionnaire.

Un autre médecin grec du nom de Galen a également adopté une approche scientifique des causes des troubles psychologiques. Il les a divisés en catégories physiques et mentales. Parmi les causes de Galen, on trouve les traumatismes crâniens, l'abus d'alcool et les expériences de vie. Au cours du 18e siècle, les concepts de Galen ont influencé l'industrie médicale. Galen s'est concentré sur les causes biologiques des troubles mentaux. p. 13

Explications psychologiques

Les explications psychologiques d'un comportement anormal adoptent parfois une approche comportementale dans laquelle les comportements positifs sont renforcés et les comportements négatifs ne le sont pas. Cette approche est davantage axée sur la modification du comportement réel d'une personne que sur la véritable cause de celui-ci.

Sigmund Freud était l'un des théoriciens psychologiques les plus populaires du XXe siècle. La méthode qu'il utilisait pour étudier et traiter les patients était connue sous le nom de psychanalyse. Des méthodes d'hypnose ont été utilisées par Freud, mais aussi par Franz Mesmer et les médecins de l'école de Nancy. Cependant, Freud tentait de faire confesser à ses patients leurs émotions les plus profondes et les plus vraies, ce qu'on appelait une catharsis. Il faisait en sorte que ses patients parlent librement d'eux-mêmes, en libre association. Il procédait également à une analyse des rêves, dans le cadre de laquelle les patients enregistraient leurs rêves et en discutaient. Les travaux de Freud ont donné naissance à d'autres grands théoriciens de la psychanalyse tels que Carl Jung, Alfred Adler et Harry Stack Sullivan. Wilhelm Wundt et William James ont été reconnus pour avoir ouvert les premiers laboratoires de psychologie expérimentale. Cela a conduit à de nombreuses études et méthodes psychologiques, comme le conditionnement classique dirigé par Ivan Pavlov et John B. Skinner, tandis qu'Edward Thorndike et B. F. Skinner étaient les chefs de file de l'étude du conditionnement opérant. p. 18

Classification

DSM

L'ouvrage de référence nord-américain utilisé par les psychiatres et les psychologues pour diagnostiquer et traiter les troubles psychologiques est connu sous le nom de Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM). Il est produit par l'American Psychiatric Association (APA). La version la plus récente a été publiée en mai 2013 et est connue sous le nom de DSM-5. Le DSM est utilisé par les cliniciens, les compagnies d'assurance santé, les entreprises médicales et le système juridique comme référence pour comprendre et identifier les troubles mentaux. Le DSM divise les troubles mentaux en groupes et fournit des signes et symptômes descriptifs qui définissent chaque trouble. En outre, il fournit des statistiques pour chaque trouble, allant de sa fréquence dans la population générale à la forme de traitement la plus efficace.

Avant de diagnostiquer un trouble mental spécifique chez une personne, un professionnel doit d'abord déterminer si cette personne souffre effectivement d'un trouble mental. Le DSM définit un trouble mental comme une condition qui :

  • Est principalement psychologique et modifie le comportement, la personnalité ou la motivation,
  • Lorsqu'il est à l'état pur, provoque un stress, une altération du fonctionnement social ou un comportement qu'on voudrait arrêter volontairement parce qu'il représente une menace pour la santé physique, et
  • est distincte des autres affections et est considérée comme pouvant être traitée.

Dans le cadre du DSM, un diagnostic psychiatrique complet est divisé en cinq dimensions, appelées "axes", qui se rapportent à différentes caractéristiques du handicap ou du trouble :

  • L'axe I contient toutes les catégories de troubles mentaux, à l'exception du retard mental et des troubles de la personnalité. Un trouble relevant de cet axe est similaire à une maladie ou à une affection de médecine générale et comprend la dépression, les troubles anxieux, les troubles du spectre autistique, les troubles bipolaires et l'anorexie.
  • L'axe II contient le retard mental et les troubles de la personnalité tels que le trouble de la personnalité paranoïde, le trouble de la personnalité antisociale et le trouble de la personnalité obsessionnelle-compulsive. Cet axe contient un grand nombre de troubles, tous liés à la façon dont une personne pense et agit avec le monde.
  • L'axe III comprend les affections médicales générales, les affections médicales mineures et tout trouble physique de l'individu. Lorsque les trois premiers axes sont utilisés, les relations sont visibles et il devient plus facile pour les professionnels de trouver la cause des troubles mentaux et de traiter une personne efficacement.
  • L'axe IV contient tous les facteurs environnementaux ou sociaux qui pourraient jouer un rôle dans le diagnostic d'un individu. De mauvaises relations sociales, le décès d'un proche ou le licenciement sont autant de facteurs de stress qui peuvent contribuer au développement de troubles mentaux.
  • L'axe V est utilisé par les professionnels pour les personnes de moins de 18 ans. Les enfants sont évalués en fonction de la manière dont ils gèrent actuellement leur situation. L'évaluation globale du fonctionnement utilisait une échelle de 0 à 100, mais a été remplacée dans le DSM-5 par une enquête et une case à cocher moins subjectives.

Les différents axes du DSM sont souvent liés entre eux dans le développement des troubles mentaux.

CIM-10

La classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM) a été créée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et constitue le système de diagnostic universel des troubles mentaux. La CIM est approuvée par les responsables de la santé de 193 pays membres de l'OMS, et est disponible gratuitement sur Internet. Son but est d'aider les pays à réduire les problèmes liés aux troubles mentaux. Le système de codification utilisé dans le DSM est conçu pour être compatible avec le système utilisé dans le CIM ; cependant, certains codes peuvent ne pas correspondre parce que les deux publications sont révisées à des moments différents. La CIM-10 a été rendue publique en 1994 ; sa dernière mise à jour a eu lieu en 2010. Le chapitre 5 de la CIM-10 couvre plus de 300 troubles mentaux et comportementaux qui sont répartis dans les catégories suivantes :

  • F00-F09 Troubles mentaux organiques
  • F10-F19 Troubles mentaux et comportementaux causés par la consommation de drogues
  • F20-F29 Schizophrénie et troubles délirants
  • F30-39 Troubles de l'humeur
  • F40-49 Troubles névrotiques liés au stress
  • F50-59 Troubles du comportement liés à des perturbations corporelles et à des facteurs physiques
  • F60-F69 Troubles de la personnalité et du comportement des adultes
  • F70-F79 Retard mental
  • F80-F89 Troubles du développement psychologique
  • F90-F98 Troubles du comportement et troubles émotionnels qui se développent pendant l'enfance
  • F99 Troubles mentaux non spécifiés

La CIM-10 en ligne peut être consultée dans son intégralité ici

Traitement

Psychanalyse

La psychanalyse est une forme de thérapie basée sur la théorie psychanalytique. Cette théorie affirme que le comportement humain est contrôlé par des forces inconscientes telles que l'instinct et que le libre arbitre n'existe pas. De nombreuses idées de la théorie psychanalytique remontent au célèbre psychologue Sigmund Freud. Selon Freud, les troubles mentaux sont le résultat de souvenirs et d'émotions refoulés de l'enfance ; la psychanalyse est conçue pour rechercher ces souvenirs et émotions cachés et les porter à l'attention du patient. Des techniques telles que l'hypnose sont utilisées pour puiser dans l'inconscient dans l'espoir de trouver la source de la perturbation. Freud croyait également que les rêves avaient des significations cachées et demandait souvent aux patients d'enregistrer leurs rêves pour les analyser. En raison du manque de preuves scientifiques à l'appui de la plupart des idées freudiennes, la psychanalyse est rarement utilisée par les psychologues cliniciens et a été remplacée par des formes de thérapie plus efficaces.

Thérapie comportementale

La thérapie comportementale est basée sur la théorie du behaviorisme, qui affirme que tout comportement humain est le résultat d'un stimulus et d'un renforcement. Parmi les comportementalistes célèbres, citons James Watson, B.F. Skinner et Joseph Wolpe. L'objectif de cette thérapie est d'augmenter le comportement positif ou de renforcement social d'une personne. La thérapie comportementale peut être divisée en trois domaines :

  1. L'analyse comportementale appliquée (ABA) utilise une forme de conditionnement opérant où le renforcement positif est utilisé pour modifier le comportement.
  2. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) se concentre sur le conditionnement des pensées et des sentiments négatifs qui sous-tendent le comportement des patients afin de modifier ce comportement.
  3. La théorie de l'apprentissage social est utilisée dans le traitement et la compréhension des troubles anxieux. Elle va au-delà de l'hypothèse classique traditionnelle de conditionnement selon laquelle la peur et l'anxiété doivent être apprises directement ; la théorie de l'apprentissage social suggère qu'un enfant pourrait acquérir une peur des serpents, par exemple, en observant un membre de la famille montrer de la peur en réponse aux serpents.

Thérapie humaniste

La thérapie humaniste est une méthode empruntée à Carl Rogers, qui vise à se concentrer sur un client en tant qu'être humain plutôt que sur le problème qu'il a. Un thérapeute peut ajuster l'environnement et l'humeur d'une séance de manière à imiter une conversation normale. Cela aide souvent le patient à prendre conscience de ses problèmes et à les partager avec le thérapeute avec plus de succès que lors d'une séance de conseil traditionnelle. La thérapie humaniste constitue un moyen efficace d'aller à la source d'un problème et de le traiter correctement.

Le terme même de Roger était "thérapie centrée sur le client", ce qui donne l'idée que le thérapeute aide le client à devenir un véritable adulte psychologique.

Questions et réponses

K: Mitä on epänormaali psykologia?


V: Epänormaali psykologia on psykologian osa-alue, joka tutkii epänormaalia käyttäytymistä, ajatuksia ja tunteita.

K: Keitä ovat ihmiset, jotka tutkivat epänormaalia psykologiaa?


V: Psykologit ovat ihmisiä, jotka tutkivat epänormaalia psykologiaa.

K: Mihin tieteellistä menetelmää käytetään epänormaalissa psykologiassa?


V: Epänormaalissa psykologiassa käytetään tieteellistä menetelmää mielen tutkimiseen.

K: Miten eri kulttuurit suhtautuvat epänormaaliin käyttäytymiseen?


V: Eri kulttuureilla on yleensä erilaiset näkemykset siitä, mitä käyttäytymistä pidetään epänormaalina.

K: Miksi epänormaalia psykologiaa käytetään mielenterveyshäiriöistä kärsivien ihmisten ymmärtämiseen tai hoitoon?


V: Epänormaalia psykologiaa käytetään mielenterveyshäiriöistä kärsivien ihmisten ymmärtämiseen tai hoitoon, jotta heidän elämänsä paranisi.

K: Mikä on epänormaalin käyttäytymisen määritelmä?


V: Epänormaali käyttäytyminen määritellään usein siten, että joku ei pysty muuttamaan käyttäytymistään erilaisiin olosuhteisiin sopivaksi, mikä voi aiheuttaa kärsimystä, epämukavuutta ja saattaa olla vaarallista.

K: Onko epänormaalia käyttäytymistä vain mielenterveyshäiriöistä kärsivillä henkilöillä?


V: Ei, epänormaalia käyttäytymistä ei esiinny vain mielenterveyshäiriöistä kärsivillä henkilöillä, sillä myös ihmisillä, jotka pystyvät muuttumaan ympäröivään ympäristöönsä helpommin kuin useimmat ihmiset, voi olla epänormaalina pidettävää käyttäytymistä, ja heidän elämänsä voi myös olla helpompaa psykologin avulla.


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