La dérive génétique est un effet aléatoire sur les populations biologiques. Elle a pour effet de supprimer la variation génétique d'une population d'organismes vivants.

Dans les populations naturelles, il y a un certain nombre de forces qui agissent. Il y a des forces qui ajoutent des variations héréditaires à la population, comme la mutation et la recombinaison. Il y a aussi des facteurs qui suppriment la variation de la population, et la dérive est l'un d'entre eux.

Dans une espèce, ou une population croisée, il y a généralement une grande variation génétique. Cette variation génétique se présente sous la forme de différents allèles à de nombreux loci (positions des gènes) sur les chromosomes.

Les changements dans la fréquence des allèles sont principalement causés par la sélection naturelle, c'est-à-dire par la survie différentielle, et la contribution à la génération suivante. Mais à mesure que les populations diminuent, chaque génération a tendance à devenir plus homozygote, avec moins de variété d'allèles. C'est un effet similaire à celui de la consanguinité : il conduit à une uniformité génétique.

La dérive génétique est le nom donné à cette perte de variation. Elle peut affecter l'évolution de manière étonnamment importante, mais seulement lorsque les populations sont assez petites. La signification de "petite" dépend de l'organisme. 50 individus est petit, 5000 ne l'est pas, 500 l'est peut-être. Le mécanisme de base de la dérive est que la variété génétique est réduite par le hasard, ce qui rend les individus plus semblables les uns aux autres, et donc plus vulnérables.