L'Assemblée nationale a commencé à faire beaucoup de changements. Le 4 août, l'Assemblée nationale a mis fin aux impôts spéciaux que l'Église percevait et a mis un terme aux droits de la noblesse sur son peuple, mettant ainsi fin à la féodalité. Le 26 août, l'Assemblée nationale publie la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, écrite par le noble marquis de Lafayette.
L'Assemblée nationale a commencé à décider comment elle serait sous la nouvelle constitution. De nombreux membres, en particulier les nobles, souhaitaient un sénat ou une deuxième chambre haute. Cependant, un plus grand nombre de personnes ont voté en faveur du maintien d'une seule assemblée. Le roi a reçu un droit de veto suspensif sur les lois, ce qui signifie qu'il n'aurait le pouvoir que de retarder l'adoption des lois, et non de les arrêter. En octobre 1789, après avoir été attaqué au château de Versailles par une foule de 7 000 femmes, le roi est convaincu par Lafayette de déménager de Paris au palais des Tuileries.
L'Assemblée a commencé à se diviser en différents partis politiques. L'un d'entre eux était composé de ceux qui étaient contre la révolution, menés par le noble Jacques Antoine Marie de Cazales et l'homme d'église Jean-Sifrien Maury. Ce parti siégeait à droite. Un deuxième parti était constitué par les démocrates royalistes (monarchistes) qui voulaient créer un système comme la monarchie constitutionnelle de Grande-Bretagne, où le roi ferait toujours partie du gouvernement. Jacques Necker était membre de ce parti. Le troisième parti était le National Party qui était de centre ou de centre-gauche. Parmi eux, il y avait Honoré Mirabeau et Lafayette.
L'évolution de l'Eglise française
Sous le nouveau gouvernement, l'Église catholique romaine aurait beaucoup moins de pouvoir qu'auparavant. En 1790, tous les impôts spéciaux et les pouvoirs de l'Église ont été annulés. Tous les biens de l'Église ont été repris par l'État. Le 12 juillet 1790, la Constitution civile du clergé fait de tous les membres du clergé des employés de l'État et leur fait prêter serment à la nouvelle constitution. De nombreux membres du clergé, ainsi que le pape Pie VI, n'ont pas apprécié ces changements. Les révolutionnaires ont tué des centaines de personnes pour avoir refusé de prêter serment.
Travailler sur la Constitution
Le 14 juillet 1790, un an après la prise de la Bastille, des milliers de personnes se sont rassemblées sur le Champs de Mars pour faire la fête. Charles Maurice de Talleyrand dirige la foule lors d'une messe religieuse. La foule, dont le roi et la famille royale, prête serment de fidélité à "la nation, la loi et le roi". Cependant, de nombreux nobles sont mécontents de la révolution et quittent le pays. On les appelle des émigrés.
Bien que les membres des États généraux n'aient été élus que pour un an, les membres de l'Assemblée ont tous prêté le serment du court de tennis. Ils avaient promis de continuer à travailler jusqu'à ce qu'ils aient une constitution et qu'aucune constitution n'ait été faite. Il a été décidé que les membres continueraient à travailler jusqu'à ce qu'ils aient une constitution.
L'Assemblée a continué à travailler sur une constitution et à y apporter des modifications. Les nobles ne peuvent plus transmettre leurs titres à leurs enfants. Seul le roi est autorisé à le faire. Pour la première fois, des procès avec jury sont organisés. Toutes les barrières commerciales à l'intérieur de la France sont supprimées, ainsi que les syndicats, les guildes et les groupes de travailleurs. Les grèves sont interdites.
De nombreuses personnes aux idées radicales ont commencé à former des clubs politiques. Le plus célèbre d'entre eux était le Club des Jacobins, qui avait des idées de gauche. Un club de droite était le Club Monarchique. En 1791, une loi a été proposée pour empêcher les nobles émigrés de quitter le pays. Mirabeau avait été contre cette loi, mais il est mort le 2 avril, et à la fin de l'année, la loi a été adoptée.
La famille royale tente de quitter Paris
Louis XVI n'aimait pas la révolution, mais ne voulait pas se faire aider par d'autres pays ou fuir la France comme les émigrés. Le général Bouille partageait les mêmes vues et voulait aider le roi à quitter Paris. Il a dit qu'il apporterait au roi et à sa famille aide et soutien dans son camp de Montmédy. L'évasion est prévue pour le 20 juin 1791.
Habillée en serviteurs, la famille royale quitte Paris. Mais leur fuite n'est pas bien préparée et ils sont arrêtés à Varennes le 21 juin au soir. La famille royale est ramenée à Paris. L'Assemblée emprisonne Louis et sa femme Marie-Antoinette, et suspend le roi de ses fonctions.
Achever la Constitution
Bien que le roi ait tenté de s'échapper, la plupart des membres de l'Assemblée souhaitent toujours inclure le roi dans leur gouvernement plutôt que d'avoir une République sans roi du tout. Ils ont accepté de faire du roi une figure de proue, avec très peu de pouvoir. Le roi devrait prêter serment à l'État. S'il ne le faisait pas, ou s'il créait une armée pour attaquer la France, il ne serait plus roi.
Certaines personnes, dont Jacques Pierre Brissot, n'ont pas aimé cela. Ils pensaient que le roi devait être complètement destitué du trône et de la constitution. Brissot a fait une pétition et une foule immense est venue au Champs de Mars pour la signer. Les dirigeants républicains Georges Danton et Camille Desmoulins sont venus et ont fait des discours.
La Garde nationale, dirigée par Lafayette, a été appelée pour contrôler la foule. La foule a jeté des pierres aux soldats qui ont d'abord tiré sur la tête de la foule. Lorsque la foule a continué à jeter des pierres, Lafayette leur a ordonné de tirer sur les gens. Jusqu'à 50 personnes ont été tuées. Après cela, le gouvernement a fermé de nombreux clubs politiques et journaux. De nombreux dirigeants de la gauche radicale, dont Danton et Desmoulins, se sont enfuis en Angleterre ou se sont cachés en France.
Finalement, la constitution a été achevée. Louis XVI est remis sur le trône et vient y prêter serment. Il écrit : "Je m'engage à la maintenir dans le pays, à la défendre contre toutes les attaques de l'étranger et à faire exécuter par tous les moyens qu'elle met à ma disposition". L'Assemblée nationale décide qu'elle cessera de gouverner la France le 29 septembre 1791. Après cette date, l'Assemblée législative prendrait le relais.