Vue d'ensemble
En arithmétique, un diviseur d'un entier n est un entier d tel que n peut s'écrire comme d multiplié par un autre entier, autrement dit il existe un entier k vérifiant n = d·k. On note souvent d | n pour signifier « d divise n ». Les diviseurs peuvent être considérés en nombres entiers signés (positifs et négatifs) ou uniquement parmi les entiers positifs selon le contexte.
Exemples et cas particuliers
Quelques faits simples aident à fixer les idées : tout entier n est divisible par 1 et par lui‑même ; un nombre premier possède exactement deux diviseurs positifs (1 et lui‑même) ; zéro est spécial : tout entier non nul divise 0 car 0 = d·0, tandis que 0 ne divise que 0. Pour un entier positif n, on distingue les diviseurs positifs usuels ; par exemple, les diviseurs positifs de 12 sont 1, 2, 3, 4, 6 et 12.
Propriétés et notions associées
- Unités : ±1 sont des diviseurs de tout entier et sont appelés unités dans l'anneau des entiers.
- Diviseurs propres : un diviseur propre de n est un diviseur différent de n lui‑même (et parfois de ±n et ±1 selon la définition choisie).
- PGCD et PPCM : la relation de divisibilité est à la base du plus grand commun diviseur (PGCD) et du plus petit multiple commun (PPCM).
- Fonctions arithmétiques : τ(n) ou d(n) compte le nombre de diviseurs positifs, σ(n) donne leur somme; ces fonctions mesurent la richesse en diviseurs d'un entier.
Factorisation et théorème fondamental
La recherche des diviseurs est reliée à la factorisation en nombres premiers : tout entier naturel >1 se décompose de manière unique (à l'ordre et au signe près) en produit de puissances de nombres premiers. Connaître cette décomposition permet d'énumérer facilement tous les diviseurs d'un nombre et de calculer des quantités comme τ(n) ou σ(n).
Applications et importance
Les diviseurs interviennent dans de nombreuses branches des mathématiques : résolution d'équations diophantiennes, théorie des nombres, cryptographie (sécurité fondée sur la difficulté de factoriser de grands entiers), analyse d'algorithmes et combinatoire. Ils servent aussi en pratique pour simplifier des fractions et étudier les propriétés multiplicatives des fonctions arithmétiques.
Remarques historiques et pédagogiques
La notion de divisibilité est ancienne et a été formalisée par les mathématiciens grecs et développée ensuite en arithmétique élémentaire. Elle demeure un concept fondamental enseigné tôt dans les cursus et qui sert de point d'appui pour des théories plus avancées comme l'algèbre commutative et la théorie des anneaux.