Certains visas peuvent être accordés à l'arrivée ou sur demande préalable à l'ambassade ou au consulat du pays, ou parfois par l'intermédiaire d'une agence de voyage spécialisée avec l'autorisation du pays émetteur dans le pays de départ. S'il n'y a pas d'ambassade ou de consulat dans le pays d'origine, il faut alors se rendre dans un pays tiers (ou faire une demande par la poste) et essayer d'obtenir un visa délivré dans ce pays. La nécessité d'un visa dépend généralement de la nationalité du demandeur, de la durée de son séjour et des activités qu'il souhaite exercer dans le pays qu'il visite. Il peut en résulter différentes catégories formelles de visas, avec des conditions de délivrance différentes.
Certains pays, mais pas tous, ont des régimes de visa réciproques : si le pays A exige que les citoyens du pays B aient un visa pour y voyager, alors le pays B peut appliquer la réciprocité et exiger un visa des citoyens du pays A. De même, si A autorise les citoyens de B à entrer sans visa, B peut autoriser les citoyens de A à entrer sans visa.
Des exemples de tels régimes de visa réciproques se trouvent entre :
- Algérie [1] et Canada [2]
- la plupart des États membres de la CEI et des pays africains
- Brésil et Canada/États membres de la CEI
- L'Arménie et la plupart des pays non membres de la CEI [3]
Des frais peuvent être perçus pour la délivrance d'un visa ; ils sont généralement réciproques. Ainsi, si le pays A demande aux citoyens du pays B 50 USD pour un visa, le pays B demandera souvent le même montant aux visiteurs du pays A. Le montant des droits perçus peut également être laissé à la discrétion de chaque ambassade. Une réciprocité similaire s'applique souvent à la durée du visa (la période pendant laquelle on est autorisé à demander l'entrée du pays) et au nombre d'entrées que l'on peut tenter avec le visa. Le traitement accéléré de la demande de visa pour certains pays entraîne généralement des frais supplémentaires.
Cette redevance réciproque est devenue plus courante ces dernières années avec la décision des États-Unis de faire payer aux ressortissants de divers pays des frais de traitement de visa de 100 dollars (non remboursables, même si un visa n'est pas délivré). Un certain nombre de pays, dont le Brésil, le Chili et la Turquie, ont adopté la réciprocité. Le Brésil exige un visa préalable avant l'entrée dans le pays, et que les empreintes digitales et la photographie d'un citoyen américain soient prises à l'arrivée, ce qui correspond aux exigences américaines pour les Brésiliens et les autres étrangers.
L'autorité émettrice, généralement une branche du ministère ou du département des affaires étrangères du pays (par exemple le Département d'État américain), et généralement les agents des affaires consulaires, peuvent demander au demandeur de fournir les documents appropriés. Il peut s'agir de la preuve que le demandeur est en mesure de subvenir à ses besoins dans le pays d'accueil (logement, nourriture), de la preuve que la personne qui l'accueille chez elle existe réellement et dispose de suffisamment de place pour l'accueillir, de la preuve que le demandeur a obtenu une assurance maladie et une assurance d'évacuation, etc. Certains pays demandent une preuve de l'état de santé, notamment pour les visas de longue durée ; certains pays refusent ces visas aux personnes atteintes de certaines maladies, comme le sida. Les conditions exactes dépendent du pays et de la catégorie de visa. La Russie [4] et l'Ouzbékistan sont des exemples notables de pays exigeant des tests de dépistage du VIH pour les résidents de longue durée. Toutefois, en Ouzbékistan, l'obligation de se soumettre à un test de dépistage du VIH n'est parfois pas strictement appliquée. [6]
Les pays développés exigent souvent des preuves solides de l'intention de retourner dans le pays d'origine, si le visa est destiné à un séjour temporaire, et surtout si le demandeur est originaire d'un pays en développement, en raison de problèmes d'immigration.
L'autorité de délivrance peut également exiger des demandeurs qu'ils attestent qu'ils n'ont pas fait l'objet de condamnations pénales ou qu'ils ne participent pas à certaines activités (comme la prostitution ou le trafic de drogue). Certains pays refuseront les visas si les passeports des voyageurs présentent une preuve de citoyenneté ou s'ils se rendent dans un pays qui n'est pas reconnu par ce pays. Par exemple, l'Arabie saoudite ne délivrera pas de visa aux ressortissants d'Israël ou à ceux qui ont des preuves de leur visite en Israël.