Un droit de veto signifie que quelqu'un peut arrêter une décision ou une législation.

Par exemple, le président des États-Unis a un droit de veto sur le Congrès américain. Cela peut empêcher l'adoption d'une loi. Si le président oppose son veto à un projet de loi adopté par le Congrès, celui-ci ne devient une loi que si le Congrès l'adopte à nouveau, cette fois-ci avec au moins deux fois plus de membres de chacune des deux chambres qui votent pour lui que de membres qui votent contre lui.

De même, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (États-Unis d'Amérique, Royaume-Uni, Chine, Russie et France) ont chacun un droit de veto. Ils peuvent ainsi empêcher que les décisions du Conseil de sécurité soient adoptées et deviennent des résolutions, à moins qu'elles ne soient approuvées par tous. Ces vetos ne peuvent pas être annulés par un nouveau vote sur cette résolution ; s'il est nécessaire de traiter à nouveau la même question à l'avenir, une nouvelle résolution distincte doit être rédigée, adoptée et ne pas faire l'objet d'un veto.

Le veto a été inventé dans l'Antiquité pour les tribus romaines afin qu'elles puissent protéger le peuple des mauvaises lois faites par le Sénat romain.