UKIP — United Kingdom Independence Party : parti eurosceptique britannique
UKIP — parti eurosceptique britannique: histoire, idéologie, succès électoraux et rôle dans le Brexit. Analyse concise du mouvement et de ses enjeux au Royaume‑Uni.
Le United Kingdom Independence Party (souvent appelé UKIP, prononcé "you-kipp") est un parti politique britannique connu principalement pour son euroscepticisme. Il a fait campagne pendant des années pour la sortie du Royaume‑Uni de l'Union européenne et a contribué à faire pression sur les partis traditionnels pour qu'ils organisent le référendum sur l'appartenance à l'UE de 2016. Le parti défend généralement des positions conservatrices sur l'économie et l'immigration, milite en faveur d'une plus grande souveraineté nationale et prône des formes de démocratie directe (référendums), tout en s'opposant à l'instauration de cartes d'identité obligatoires.
Historique
UKIP a été fondé en 1993 par Alan Sked, en réaction aux projets d'approfondissement de l'intégration européenne. Il a d'abord eu un profil marginal, mais a progressivement gagné en visibilité, notamment lors des élections au Parlement européen.
- Élections européennes : UKIP a remporté 3 sièges en 1999, 12 sièges en 2004, 13 sièges en 2009 et 24 sièges aux élections européennes de 2014, devenant la principale délégation britannique au Parlement européen cette année‑là. Après le référendum de 2016 et la création ultérieure du Brexit Party, le soutien et le nombre d'élus européens d'UKIP ont nettement diminué, et avec le départ du Royaume‑Uni de l'UE en 2020 il n'a plus d'élus au Parlement européen.
- Élections générales : le parti obtient des résultats modestes dans le système britannique de scrutin uninominal ("first‑past‑the‑post") : aux élections générales de 2015, UKIP a obtenu environ 3,8 millions de voix (12,6 % des suffrages) mais seulement un siège à la Chambre des communes, celui de Douglas Carswell (réélu en tant que député UKIP après une élection partielle). Mark Reckless a également gagné une élection partielle pour UKIP fin 2014, mais a perdu son siège aux élections générales de 2015. Carswell a quitté le parti en mars 2017.
- Leadership et évolution : Nigel Farage, figure la plus connue d'UKIP, a dirigé le parti à plusieurs périodes et joué un rôle déterminant dans son ascension médiatique et électorale. Après le référendum de 2016 et des divisions internes, de nombreux cadres et sympathisants sont partis, et certains, notamment Nigel Farage, ont ensuite rejoint le Brexit Party (rebaptisé Reform UK).
Positions et programme
Les partisans d'UKIP défendent principalement :
- la sortie du Royaume‑Uni de l'Union européenne et la récupération de compétences législatives et de contrôle des frontières ;
- la tenue de davantage de référendums sur des sujets importants pour donner la parole directe aux citoyens ;
- l'opposition aux cartes d'identité obligatoires et à certaines mesures perçues comme une atteinte aux libertés individuelles ;
- des politiques d'immigration plus strictes, un renforcement du contrôle des frontières et une préférence pour la main‑d'œuvre nationale dans certains secteurs ;
- des mesures favorisant la libre entreprise, la réduction de la réglementation et la maîtrise des dépenses publiques.
Controverses et critiques
UKIP a été plusieurs fois critiqué pour des propos tenus par des membres ou des responsables, et accusé par ses détracteurs de tenir des positions xénophobes ou islamophobes. En 2008 le parti a explicitement interdit l'adhésion aux personnes membres du British National Party (BNP), ce qui illustre une volonté de se démarquer des organisations d'extrême droite ouvertement néonazies. Cependant, sous la direction de certains leaders ultérieurs (notamment Gerard Batten en 2018), UKIP a suscité de vives polémiques en rapprochant le parti de figures et d'idées très controversées, provoquant des départs en masse et une perte d'influence.
Influence et situation actuelle
Même lorsqu'il n'occupait que peu de sièges au Parlement britannique, UKIP a eu une influence notable sur le débat politique national, en particulier sur la question européenne. La pression exercée par UKIP a contribué à la promesse du Parti conservateur de tenir un référendum sur l'UE, qui a abouti au vote en faveur du Brexit en 2016.
Après le référendum, le parti a connu une forte baisse de popularité, marquée par des conflits internes, des changements fréquents de direction et l'émergence du Brexit Party (puis Reform UK) qui a siphonné une grande partie de son électorat. Aujourd'hui, UKIP est un parti marginal au Royaume‑Uni, avec une présence électorale limitée et un poids politique bien inférieur à son sommet de 2014‑2016.
En résumé, UKIP a joué un rôle clé dans la montée du scepticisme vis‑à‑vis de l'UE au Royaume‑Uni et dans la dynamique qui a mené au Brexit, mais il reste un parti dont l'influence a fortement diminué depuis le référendum de 2016 en raison de divisions internes et de la concurrence de nouveaux mouvements souverainistes.
Questions et réponses
Q : Qu'est-ce que l'UKIP ?
R : UKIP est l'acronyme de United Kingdom Independence Party (Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni), un parti politique britannique.
Q : Quel type de politiques l'UKIP promeut-il ?
R : L'UKIP prône le conservatisme, le conservatisme national et l'euroscepticisme.
Q : Quelle est la principale politique de l'UKIP ?
R : La principale politique de l'UKIP est que le Royaume-Uni quitte l'Union européenne.
Q : Quand l'UKIP a-t-il été fondé ?
R : L'UKIP a été fondé en 1993.
Q : Combien de sièges l'UKIP a-t-il remporté au Parlement européen en 1999 ?
R : L'UKIP a remporté 3 sièges au Parlement européen en 1999.
Q : Pourquoi l'UKIP n'a-t-il qu'un seul siège à la Chambre des communes britannique alors qu'il a recueilli 3,8 millions de voix en 2015 ?
R : L'UKIP n'obtient pas de bons résultats avec le système électoral britannique "First-past-the-post" (scrutin uninominal à un tour).
Q : Quelles sont les convictions des partisans de l'UKIP ?
R : Les partisans de l'UKIP pensent que le Royaume-Uni devrait quitter l'Union européenne, qu'il devrait y avoir plus de référendums sur certaines questions et que les Britanniques ne devraient pas être obligés de porter une carte d'identité.
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